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Interview de Bernard Seignat, Bailli Régional du Bordelais, Chargé de mission du Bailliage de France
La Revue : Bordeaux a été le siège de l’Assemblée Générale Internationale et du Grand Chapitre 2010, comment expliquez-vous ce choix ?
B .S. Je pense que Paris ne doit pas détenir le monopole de ces grands événements qui jalonnent la vie de notre Chaîne et que la Province doit, elle aussi, contribuer à faire connaître à nos visiteurs du monde entier les innombrables trésors qu’elle recèle.
A cet égard, conscient de la richesse du patrimoine bordelais, j’ai proposé au Président Yam Atallah de choisir Bordeaux comme site du Grand Chapitre et de l’Assemblée Générale Internationale 2010.
La Revue : quels ont été les moments forts de cet évènement ?
B.S. La sélection a été délicate pour le choix des sites d’accueil et des activités à proposer, mais cela aurait été une erreur impardonnable de faire l’impasse sur ce que Bordeaux et la Gironde offrent de plus fastueux, le Vignoble, l’Architecture et la Gastronomie.
Aussi, le choix des éléments du programme s’est-il porté :
Sur la ville de Bordeaux, son patrimoine architectural et la découverte commentée de son histoire et de son passé ; L’accueil qui nous a été réservé par la Municipalité sous les lambris du somptueux Hôtel de Rohan a constitué un moment fort de cette immersion dans une Cité classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. De même, le choix du foyer du Grand Théâtre comme cadre du diner de gala participait également de ce souci de montrer Bordeaux sous son aspect le plus prestigieux.
La Revue : et pour les Vignobles ?
B.S. D’abord Saint Emilion, Les Châteaux Figeac et Cheval Blanc figurent parmi les plus beaux fleurons de ce terroir sublime et les explications détaillées des propriétaires précédant une dégustation commentée ont été particulièrement appréciées.
La rencontre avec la Jurade de Saint Emilion et la séance d’intronisations dans cette Confrérie vineuse sous les voutes majestueuses de l’église monolithe ont été un moment chargé de gravité et d’émotion incontestables.
Ensuite Le Sauternais, on ne raconte pas Yquem, on le déguste religieusement. (« Le petit Jésus en culotte de velours ! »)
Et puis la région des Graves avec Le Château Pape Clément
Enfin le Médoc avec les Châteaux Beychevelle et Giscours
La Revue : La Gastronomie ?
B.S. Elle n’a pas été oubliée, bien entendu, la région recèle assez de ressources pour plaire aux palais les plus exigeants ; il convenait, notamment, de célébrer dignement le soixantième anniversaire de la Confrérie et l’idée a été retenue de faire déguster à nos visiteurs des oies rôties pour leur rappeler que la Chaine puise ses origines lointaines dans l’activité des ayeurs.
La Revue : en conclusion ?
B.S. A titre personnel, le sentiment d’avoir contribué à ce que Bordeaux exporte aux quatre coins du monde une image prestigieuse de notre Chaîne.
…Mais aussi la conviction qu’une étroite collaboration entre les échelons mondial, national et régional permet de réaliser de grandes choses.
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